Les articles au jour le jour/jeudi 13 septembre


Vigipirate reprend du service
Malgré l'absence de menace particulière contre la France, le plan Vigipirate renforcé a été réactivée hier. En Seine-Maritime, le préfet a demandé des renforts militaires.

 


Le dispositif de sécurité mis en place dans toute la France hier s'est peu à peu matérialisé avec le plan Vigipirate renforcé, même si les autorités estiment qu'aucune menace particulière ne pèse sur le territoire national.

En Seine-maritime, c'est le préfet Bruno Fontenaist qui coordonne la mise en place du plan. « On a franchi de nouvelles limites de la folie humaine » a-t-il commenté, hier à Rouen. « Le terrorisme a cherché le plus spectaculaire, le plus emblématique de l'Occident, le plus grand nombre de victimes. Il va falloir repenser tous nos systèmes de défense. »

Le préfet a ensuite présenté les grandes lignes du plan Vigipirate renforcé, destiné à rassurer et dissuader. « Des mesures seront visibles, d'autres moins. J'ai demandé des renforts militaires. » Les 2.000 policiers et 900 gendarmes du département sont mobilisés, et l'arrivée éventuelle de renforts permettrait de dédoubler les
équipes.

Surveiller les raffineries
« Priorité est donnée aux installations industrielles, aux points de rassemblement du public - dont les établissements scolaires - et à quelques édifices emblématiques. » Le secteur pétrochimique, très lié à l'économie américaine (comme Exxon-Mobil, Goodyear Chemical, United Chemical ou Lubrizol), mais aussi les raffineries Shell et Total, vont faire l'objet d'une surveillance accrue, tout comme les ports, aéroports, et gares. « J'ai notamment imposé un contrôle de 100 % des bagages et 100 % des identités aux départs des avions. »
Le préfet a également annoncé la suspension de l'ouverture au public des centrales nucléaires de la région, et a sensibilisé les 55 entreprises classées Seveso de Seine-Maritime. La cathédrale de Rouent devrait probablement faire aussi l'objet de mesures particulières.

« Les services de l'Etat restent en veille jour et nuit » a rappelé le préfet, soulignant que ce plan devait être une politique partagée. « En se prêtant facilement aux contrôles, les citoyens participent à ce regain de vigilance. Il ne s'agit pas d'instaurer une psychose, mais la situation doit être prise au sérieux. »

4.000 hommes mobilisés en France
Dans le reste de la France, aéroports, gares, ports et autres lieux de transit ont été progressivement placés sous contrôle policier, comme les centrales nucléaires et centres de production industriels, ainsi que les principaux monuments historiques.
Dans et aux abords des lieux publics (cinémas, centres commerciaux, écoles, hôpitaux, etc...), comme dans les transports en commun, on traque les éventuels colis et véhicules suspects. Enfin, les lieux de culte juifs et musulmans et les quartiers sensibles sont également particulièrement surveillés, même si aucune tension n'est perceptible.
Plus de 4.000 policiers, gendarmes et militaires ont ainsi été déployés dans tous le pays.

J-P. B.


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