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Même s'ils ne savent encore qui viser, les Etats-Unis préparent
la riposte. Le président américain George W. Bush
s'y est engagé hier : « Maintenant que la guerre
nous a été déclarée, nous conduirons le
monde à la victoire » contre le terrorisme.
George W. Bush a indiqué s'être « entretenu
avec des dirigeants étrangers dans le monde qui ont exprimé
leur solidarité pour éradiquer et frapper le terrorisme ».
« Ils saisissent parfaitement qu'il s'est agi d'un acte
de guerre contre l'Amérique. Ils comprennent également
que cet acte de guerre pourrait être déclaré contre
eux », a-t-il dit.
Le président a également souligné que la communauté
internationale avait « entendu son appel haut et fort »
visant à punir les responsables de ces actes de terrorisme
« et ceux qui les protègent ».
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Nous
serons infatigables
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Il a obtenu un soutien politique sans précédent des
alliés de l'Otan , dont la France, qui ouvre toutes les options,
y compris militaires, pour châtier les responsables des attentats.
Toutefois, George Bush n'a pas donné de précision sur
le type de riposte envisagée, ni mis en cause explicitement
le milliardaire d'origine saoudienne Oussama ben Laden. Mais Colin
Powell l'a désigné clairement comme le principal suspect.
« Ce pays se montrera infatigable jusqu'à ce que
nous ayons sauvé (le pays) et d'autres de la terrible tragédie
qui est survenue sur l'Amérique », a conclu George
Bush.
Ce combat est d'ores et déjà soutenu par le Congrès.
Les parlementaires américaines se sont montrés empressés
de venger l'attaque terroriste. Ils négociaient dans l'urgence
un paquet budgétaire de 20 milliards de dollars pour financer
les opérations de secours et les efforts de reconstruction
à venir.
La Chambre des Représentants, dominée par la majorité
républicaine, devait examiner dans la journée cette
enveloppe budgétaire « supplémentaire »,
dont le montant n'était pas encore totalement confirmé,
selon un dirigeant parlementaire démocrate Richard Gephardt.
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Les
pleins pouvoirs
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Par ailleurs, M. Gephardt a indiqué que le Congrès
et la Maison Blanche examinaient la possibilité d'accorder
au président George W. Bush des pouvoirs de guerre élargis.
« Le président s'est entretenu avec nous sur l'autorisation
légale dont il croit avoir besoin » pour répondre
aux attentats terroristes de mardi, a-t-il affirmé.
Il s'agirait « d'une résolution commune du Congrès
qui lui donne l'autorité légale de répondre à
cette situation et de recourir à la force » militaire,
a indiqué M. Gephardt.
Certains élus ont ouvertement évoqué l'adoption
d'une déclaration formelle de guerre, mais, comme l'ont souligné
d'autres élus, la question était de savoir « contre
qui ».
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