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Françoise et Daniel
Baticle descendront les pistes de Vallouise un peu
plus tard qu'ils ne l'avaient prévu au
moment de la réservation de leur location.
Les parents de Mickaël, le Dieppois, et de
Gérald, le Messin, ont retardé d'une
journée leur départ pour la montagne
afin d'assister au match de Coupe de France qui
opposera leurs fils samedi. «La voiture sera chargée et nous
partirons directement de Dieppe après le
match», explique Daniel Baticle, qui
réside à Clairy-Saulchoix dans la
Somme. «Je crois que cette rencontre sera un
grand souvenir pour nous comme pour eux. Nous
serons une dizaine de la famille à les
soutenir, tous les deux.»
Les frères Baticle ont
hérité leur talent de footballeur de
leur père, un véritable amoureux du
ballon rond dont les espoirs de carrière au
plus haut niveau se sont évanouis dans
l'adolescence. «Je
n'ai joué qu'une saison à Breteuil
dans l'Oise. On parlait de moi dans les journaux
locaux. Je m'entraînais avec les grands de
DH. J'ai même gagné un concours
organisé par José Broissart.
Malheureusement mon père ne voulait pas que
je fasse du foot. A quatorze ans et demi, je suis
partis comme apprenti boulanger. Quelques mois plus
tard, j'ai eu un accident de mobylette et je n'ai
rejoué que 10 ans après, en
deuxième division de
district.»
Daniel Baticle a toujours
entretenu l'intérêt de ses fils pour
le football, espérant qu'ils parviendraient
à réussir là où il
avait échoué. «Dans une pâture, j'avais
installé quelques piquets pour qu'ils
tournent autour. Au lieu de faire n'importe quoi,
je préférais qu'ils travaillent leur
conduite de balle.»
Acharnés du ballon rond,
Gérald, l'aîné (NDLR: né
le 10 septembre 69) et son «petit frère» (NDLR : né le 16
février 1971) avaient transformé une
porte de la maison en but. «Il tiraient depuis la route mais ce
n'était pas dangereux car il n'y avait pas
trop de circulation et on voyait les voitures
arriver de loin.»
Lorsqu'ils évoluaient en
pupilles à Quevauvillers, les frangins
étaient très complémentaires.
«Gérald qui
était plus fort techniquement faisait la
différence et donnait le ballon à
Mickaël pour qu'il marque.»
Plus jeunes,
Mickaël et Gérald (à droite)
envacances familiales aux sports
d'hiver...
Un an et demi plus vieux que son
frère, Gérald a rapidement
manisfesté le désir de devenir joueur
pro. Une seule fois, il a cédé au
découragement. «Il avait 15 ans et ne jouait que dans
l'équipe B des cadets d'Amiens. Pendant deux
mois, il voulu devenir apprenti boulanger, j'ai
refusé et l'ai poussé à
s'accrocher. Le foot, il adorait vraiment
ça. Dès lors qu'il a eu 12-13 ans, il
refusait de venir en vacances avec nous parce qu'il
ne voulait pas rater la reprise de
l'entraînement le 15
août.»
Mickaël Baticle n'est pas
parvenu à grimper si haut dans la
hiérarchie, sans doute explique son
père «parce
qu'il était moins
sérieux.»
Par tradition familiale, il a appris la
boulangerie, obtenu un brevet de maîtrise
à l'armée. Mais les démons du
football le poursuivaient encore.
«Je lui ai
conseillé de s'orienter vers un
diplôme d'éducateur. Il est reparti
dans cette branche et a joué à
Abbeville avant d'aller à Dieppe. Je crois
qu'il est maintenant content de son
sort.»
Alain Geslin
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Gérald répond
à Mickaël
Gérald et Mickaël
Baticle seront face à face samedi prochain
à Dieppe. Mickaël, le Dieppois, a
posé des questions à son frère
Gérald, l'actuel meilleur buteur du FC
Metz... (article paru dans Paris-Normandie le
vendredi 19 janvier).
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