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Invaincus en Coupe depuis deux
saisons, les Nantais n'ont pas du tout l'intention
de se prendre les pieds dans le tapis mantevillois
pour leur entrée ce soir dans
l'épreuve. Raynald Denoueix n'est pas
entraîneur à faire des complexes de
supériorité. Il a mis ses jeunes
troupes en garde.
Paris-Normandie: Comment
prépare-t-on un match contre une
équipe présumée plus
faible?
Raynald
Denoueix:
«Plus faible, c'est
vous qui le dites. Je suis certain que Pacy sera
transcendé par l'événement et
que nous verrons une équipe radicalement
différente dans le comportement de celle que
Robert Budzynski a vue contre Istres.. Ceci dit,
nous n'avons rien changé à nos
habitudes car dans l'esprit, le championnat
ressemble de plus en plus à la Coupe. Il est
moins hiérarchisé. A Nantes, nous
sommes rodés à tout donner pour
gagner. Il y a de plus en plus de concurrence
à chaque poste. Les jeunes poussent
derrière. Les joueurs retenus savent donc
qu'ils ne doivent pas se relâcher, s'ils
veulent garder leur place.»
P.-N.: Nantes vient de gagner
deux coupes de suite, c'est important d'en gagner
une troisième?
R.D.: «C'est
encore plus important. Un club pro doit toujours
gagner quelque chose. Je suis persuadé que
les joueurs ont envie de revivre ces moments forts.
Et moi le premier. Il y a deux ans, devant Sedan,
la presse nous avait mis une telle pression que la
victoire était normale. Je ne l'ai pas
savourée comme je l'aurais voulu et encore
moins la saison dernière puisque nous
n'étions pas encore sortis d'affaire en
championnat. Pendant la finale, j'ai même
pensé au match qui nous attendait au Havre.
Alors si cette année on pouvait encore aller
loin et pleinement
apprécier...»
P.-N.: Quel est le secret du
FC Nantes?
R.D.: « La
continuité du travail et un effectif de plus
en plus riche. Avec parfois de bonne surprise,
comme l'épanouissement de Sylvain Armand
(NDLR: victime d'une petite entorse au genou contre
Auxerre, il ne jouera pas ce soir) qui
n'était pas programmé dès sa
première année chez nous (NDLR: il
arrive de Clermont en National). Le groupe
mûrit, s'élargit, se solidifie. Notre
secret c'est aussi le respect de l'adversaire. Pour
nous, le match le plus important est toujours celui
à venir. Pacy passe donc avant Lyon et
Porto.»
Propos recueillis par D.
C.
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