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Que Pacy ne se fasse pas
d'illusions et ne compte pas sur une approche
à la légère des Nantais. Ce
n'est pas le genre de la maison. Mickaël
Landreau et ses coéquipiers n'ont pas du
tout l'intention de tomber dans ce piège.
«Je sais
parfaitement ce qui nous attend samedi à
Mantes-la-Ville, prévient le capitaine des
Canaris, et dans quel esprit seront les Normands.
C'est tellement beau d'être dans la peau du
petit devant le grand, que Pacy va tout donner pour
tenter de nous faire chuter. Les Normands sont
peut-être en bas de tableau de National, ils
vont être transcendé par
l'évènement.»
Le gardien nantais sait de quoi
il parle. Il n'a pas oublié la
dernière finale remportée
difficilement par le FCNA au stade de France devant
Calais. Une ambiance aussi que les Canaris ont
très envie de retrouver.
«Ce n'est pas non
plus parce que nous avons remporté les deux
dernières éditions que nous n'avons
plus faim. Bien au contraire. Nous voulons tous
revivre de pareils moments. C'est
fabulueux!» Le
lendemain de la finale, Landreau a reçu
près de 500 messages sur son
internetŠ
«On ne lâchera
rien!»
Le Nantais respecte toujours ses
adversaires. On se souvient encore de son geste
spontané à l'issue de la finale la
saison dernière, lorsqu'il invita
Réginald Becque, le capitaine calaisien,
à brandir la Coupe avec lui.
«Ce n'était
pas du tout calculé. Je l'ai fait tout
simplement parce que je l'ai senti comme cela.
Parce que j'en ai eu envie et je crois que j'ai
bien fait. Nous avons ainsi apporté tous les
deux du bonheur à plein de
gens.»
Et puis les Canaris, encore
poussifs en début de championnat, à
la peine la saison dernière pour arracher le
maintien, savent trop d'où ils viennent pour
bomber le torse et rouler les mécaniques.
«Je n'ai même
pas pu savourer notre finale, pendant la rencontre
je pensais au match qui nous attendait au
Havre,» se souvient
Raynald Denoueix.
«Nous ne choisissons pas nos
objectifs», avoue
Landreau. «Puisque
nous sommes en tête du championnat, nous
allons aussi tout faire pour y rester. Comme
essayer également d'aller le plus loin
possible dans une Coupe de la ligue qui ne nous a
pas souri ces deux dernières années.
On ne lâchera rien nulle part, car nous
savons tous que rien n'est jamais acquis. Et si on
continue avec cet état d'esprit, il n'y aura
pas de catastrophe. Pourvu simplement que les
victoires ne nous rendent pas aveugles, que l'on
reste toujours capable de faire l'effort pour le
partenaire. Si on garde l'esprit, cela
marchera.»
Daniel Charmeteau.
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