COUPE DE FRANCE

32ème de finale

L'équipe de Nantes

 

Mickaël Landreau

"C'est beau d'être dans la peau d'un petit"

ARTICLE PARU DANS PARIS-NORMANDIE LE VENDREDI 19 JANVIER

 

 

 

Que Pacy ne se fasse pas d'illusions et ne compte pas sur une approche à la légère des Nantais. Ce n'est pas le genre de la maison. Mickaël Landreau et ses coéquipiers n'ont pas du tout l'intention de tomber dans ce piège. «Je sais parfaitement ce qui nous attend samedi à Mantes-la-Ville, prévient le capitaine des Canaris, et dans quel esprit seront les Normands. C'est tellement beau d'être dans la peau du petit devant le grand, que Pacy va tout donner pour tenter de nous faire chuter. Les Normands sont peut-être en bas de tableau de National, ils vont être transcendé par l'évènement

Le gardien nantais sait de quoi il parle. Il n'a pas oublié la dernière finale remportée difficilement par le FCNA au stade de France devant Calais. Une ambiance aussi que les Canaris ont très envie de retrouver. «Ce n'est pas non plus parce que nous avons remporté les deux dernières éditions que nous n'avons plus faim. Bien au contraire. Nous voulons tous revivre de pareils moments. C'est fabulueux!» Le lendemain de la finale, Landreau a reçu près de 500 messages sur son internetŠ

«On ne lâchera rien!»

Le Nantais respecte toujours ses adversaires. On se souvient encore de son geste spontané à l'issue de la finale la saison dernière, lorsqu'il invita Réginald Becque, le capitaine calaisien, à brandir la Coupe avec lui. «Ce n'était pas du tout calculé. Je l'ai fait tout simplement parce que je l'ai senti comme cela. Parce que j'en ai eu envie et je crois que j'ai bien fait. Nous avons ainsi apporté tous les deux du bonheur à plein de gens.»

Et puis les Canaris, encore poussifs en début de championnat, à la peine la saison dernière pour arracher le maintien, savent trop d'où ils viennent pour bomber le torse et rouler les mécaniques. «Je n'ai même pas pu savourer notre finale, pendant la rencontre je pensais au match qui nous attendait au Havre,» se souvient Raynald Denoueix.

«Nous ne choisissons pas nos objectifs», avoue Landreau. «Puisque nous sommes en tête du championnat, nous allons aussi tout faire pour y rester. Comme essayer également d'aller le plus loin possible dans une Coupe de la ligue qui ne nous a pas souri ces deux dernières années. On ne lâchera rien nulle part, car nous savons tous que rien n'est jamais acquis. Et si on continue avec cet état d'esprit, il n'y aura pas de catastrophe. Pourvu simplement que les victoires ne nous rendent pas aveugles, que l'on reste toujours capable de faire l'effort pour le partenaire. Si on garde l'esprit, cela marchera.»

Daniel Charmeteau.