COUPE DE FRANCE

32ème de finale

L'équipe de Pacy-sur-Eure

 

Chérif Oudjani

"Il ne faudra rien regretter"

ARTICLE PARU DANS PARIS-NORMANDIE LE SAMEDI 20 JANVIER

 

 

La Coupe de France n'a encore jamais vraiment souri à ce grand voyageur qu'est Chérif Oudjani. Pour un peu, il s'excuserait presque : «Je n'ai pas trop d'anecdotes à raconter sur le sujet, je n'ai jamais été très loin.» Au cours de sa longue carrière, le Nordiste d'origine n'a disputé que deux quarts de finale, éliminé par Sochaux avec Lens en 1989 (2-2 à l'aller, 1-0 au retour), puis avec Sochaux, deux ans plus tard, recalé cette fois par Rodez (1-2) alors en D2. Alors déposera-t-il enfin cette année la cerise, que constituerait un exploit devant Nantes, sur un palmarès pourtant bien rempli en championnat ? L'ex-Lensois rigole : «Pour l'instant, on est à 0-0. Il ne faudra rien regretter en quittant la pelouse. On doit naturellement respecter Nantes, mais ne pas craindre non plus les Nantais. Il faut essayer de trouver un compromis, un juste milieu entre ces deux attitudes. C'est le troisième quart de finale pour le club. Même si tout le monde aujourd'hui n'a pas été de la première aventure, je pense qu'il y aura moins d'appréhension. Et tout peut arriver

Ancien pro, le néo-Pacéen connaît la musique et peut-être la faille qu'il faudra exploiter : «Nantes ne partira pas sur les bases habituelles d'une rencontre entre deux équipes de D1. Cela peut être déstabilisant

Le respect des consignes

Cherif Oudjani insiste surtout sur le respect des consignes. «Individuellement, c'est certain, on ne pourra rien faire. Il faut donc coller à la tactique que nous avons définie cette semaine à l'entraînement après avoir visionné les matches de Nantes. C'est la base indispensable. Pour l'envie, il n'y aura pas de problème. Ensuite, il faudra rester concentré de la première à la dernière minute et surtout, faire preuve de la plus grande des rigueurs. Car à Nantes, le danger vient de partout

Pour ses débuts, samedi à Istres, après sept mois sans jouer, le Pacéen s'est agréablement surpris. «Je pensais plus souffrir pour une reprise, mais il me manque encore les changements de rythme, les accélérations. Cela va venir au fil des matchs. Reste les occasions. Je n'en ai pas eu. Juste une tête au-dessus sur un corner, mais nous étions surtout venus pour chercher un résultat chez le deuxième du championnat.»

Ce soir à Mantes-la-Ville, Cherif Oudjani, l'homme aux 380 matches de D1 et aux 109 buts (D1-D2) s'est promis d'ouvrir l'oeil.

D.C.