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La Coupe de France n'a encore
jamais vraiment souri à ce grand voyageur
qu'est Chérif Oudjani. Pour un peu, il
s'excuserait presque : «Je n'ai pas trop d'anecdotes à
raconter sur le sujet, je n'ai jamais
été très loin.» Au cours de sa longue
carrière, le Nordiste d'origine n'a
disputé que deux quarts de finale,
éliminé par Sochaux avec Lens en 1989
(2-2 à l'aller, 1-0 au retour), puis avec
Sochaux, deux ans plus tard, recalé cette
fois par Rodez (1-2) alors en D2. Alors
déposera-t-il enfin cette année la
cerise, que constituerait un exploit devant Nantes,
sur un palmarès pourtant bien rempli en
championnat ? L'ex-Lensois rigole :
«Pour l'instant, on
est à 0-0. Il ne faudra rien regretter en
quittant la pelouse. On doit naturellement
respecter Nantes, mais ne pas craindre non plus les
Nantais. Il faut essayer de trouver un compromis,
un juste milieu entre ces deux attitudes. C'est le
troisième quart de finale pour le club.
Même si tout le monde aujourd'hui n'a pas
été de la première aventure,
je pense qu'il y aura moins d'appréhension.
Et tout peut arriver.»
Ancien pro, le
néo-Pacéen connaît la musique
et peut-être la faille qu'il faudra exploiter
: «Nantes ne partira
pas sur les bases habituelles d'une rencontre entre
deux équipes de D1. Cela peut être
déstabilisant.»
Le respect des
consignes
Cherif Oudjani insiste surtout
sur le respect des consignes. «Individuellement, c'est certain, on ne
pourra rien faire. Il faut donc coller à la
tactique que nous avons définie cette
semaine à l'entraînement après
avoir visionné les matches de Nantes. C'est
la base indispensable. Pour l'envie, il n'y aura
pas de problème. Ensuite, il faudra rester
concentré de la première à la
dernière minute et surtout, faire preuve de
la plus grande des rigueurs. Car à Nantes,
le danger vient de partout.»
Pour ses débuts, samedi
à Istres, après sept mois sans jouer,
le Pacéen s'est agréablement surpris.
«Je pensais plus
souffrir pour une reprise, mais il me manque encore
les changements de rythme, les
accélérations. Cela va venir au fil
des matchs. Reste les occasions. Je n'en ai pas eu.
Juste une tête au-dessus sur un corner, mais
nous étions surtout venus pour chercher un
résultat chez le deuxième du
championnat.»
Ce soir à
Mantes-la-Ville, Cherif Oudjani, l'homme aux 380
matches de D1 et aux 109 buts (D1-D2) s'est promis
d'ouvrir l'oeil.
D.C.
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