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Laccélération actuelle des effondrements constitue un risque omniprésent. Une marnière a tué, récemment. Désarroi, également, pour les particuliers confrontés à la proximité de cavités souterraines: létat de catastrophe naturel nest pas reconnu. Vingt
effondrements sont actuellement enregistrés quotidiennement en
Haute-Normandie! «Il y a 15 ans, on nen recensait que 4
environ!» Yves Blondel, du service aménagement du territoire
de la Direction Départementale de lEquipement (DDE) de
Seine-Maritime, na quasiment jamais connu telle accélération.
«Sauf, peut-être, en 1995, où une cinquantaine de
maisons avaient été touchées sur le département...»
Sous leffet dune pluviométrie hors norme, et du gonflement
de nappes phréatiques dites «perchées», les
sols gorgés deau salourdissent, pesant sur le toit
de la chambres des marnières, ou minant les piliers qui, dans
un effet «domino», seffondrent
Risque omniprésent,
donc, qui peut savérer tragique. A linstar de ce
funeste 31 mars dernier, où un jeune homme a été
englouti, près de Neuville-sur-Authou, dans le cratère
formé devant la maison de laquelle il sortait. Casse-tête
juridique, le plus souvent, pour les familles confrontées à
lapparition de marnières sur leur terrain, où sous
leur maison, puisque le risque de catastrophe naturelle ne joue pas,
ces cavités étant imputables à la main de lhomme.
A raison de 8.000 francs le sondage une dizaine sont parfois
nécessaires et 800 F le m3 de comblement, la victime est
rapidement désemparée
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