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Peter
Morin apprend
à toute vitesse
A
20 ans, Peter Morin est le plus jeune pilote du plateau des S 3.000. Mais
le fils de Jacques nest pas un débutant pour autant.
«Je ne suis pas un fils à papa !»
Peter Morin est pourtant bien le fils de son père. A 21 ans, le
fiston prend bien le sillage de Jacques, grande figure du motonautisme
et couronné trois fois sur la Seine. Demain, Peter Morin sera au
volant du S 3.000 n°2, juste à côté du n°1
paternel.
« Jai de lexpérience », prévient
le gamin, affichant déjà trois participations aux 24 Heures
de Rouen. Son grand baptême autour de lîle Lacroix a
eu lieu en 1998 avec un « petit » S 850. Dixième à
larrivée. Pas mal. « Mais ça ne sétait
pas forcément bien passé dans léquipe. Je faisais
de lombre à certains. »
Peter Morin affiche déjà trois participations
aux 24 Heures de Rouen : une en S 850 et deux dans la catégorie
reine des S 3.00
Son
nom est difficile à porter. Mais la passion est accrochée
à sa combinaison comme les posters des vedettes du motonautisme
sur les murs de sa chambre. Ses idoles de lancien footballeur sappellent
Scott Gillman ou Massimo Roggiero.
Sur les genoux de son père
Peter Morin plonge dès lannée suivante dans le grand
bain de la catégorie reine. Sur le podium (3e) en 1999, il neffectuera
quun petit tour lannée dernière à cause
dune casse mécanique. « Javais à peine
participé à trois courses en 850. Certains ont tiqué
quand on ma donné ma licence de 3.000. Mais à la maison,
il ny a que des 3.000. » Notamment un biplace où
Peter Morin promène volontiers les amateurs de sensations fortes
du côté dAmfreville-la-Mivoie. « Pour moi,
faire du bateau, cest aussi simple que de monter sur un vélo
», souligne celui qui fera équipe avec Denis Jarnigon et
Franck Mercken, des quadras et des quiquas habitués des 24 Heures
« Jai encore beaucoup à apprendre »
A 7 ans, il glisse déjà sur les genou de son père.
Trois ans plus tard, haut comme trois hélices, laîné
des frères Morin passe déjà la nuit entière
dans les stands sur les quais rouennais. « Javais le droit
le pousser la remorque pour mettre le bateau à leau.
» Un sacré privilège. Mais il ne rêve que dêtre
aux commandes. A 16 ans, il grimpe dans les bêtes de course pour
effectuer lindispensable rodage.
Au sein du team de Jimmy Revert, « dont le soutien est plus important
que celui de mon père », létudiant en génie
thermique arpente le circuit international. Il file un coup de main à
Franck Revert lorsquil débarque dans le monde de la F1. La
mécanique est son dada. « Je fais toujours ma part de
boulot. Je me débrouille pour aller chercher les sponsors.
» Peter Morin doit se faire un prénom. Un palmarès.
« Jai encore beaucoup à apprendre. »
EMMANUEL BUNOZ
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une de Paris-Normandie
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