Les 24 Heures motonautiques
de Rouen

LA RONDE INFERNALE

Le monde les regarde

Les débutants entrent en Seine

Le S 850 n°42 du Team Marine est piloté par trois novices. Leur priorité est d’apprendre et de rallier l’arrivée.
«C’est la grande découverte.» Les yeux de Jérôme Ruffin pétillent d’envie à l’évocation des 24 Heures de Rouen. Comme Thomas Lannot et Philippe Boutrais, ses partenaires au volant du S 850 n°42, le Rouennais entre en Seine.
« Je faisais des photos pour le Team Marine depuis deux ans et j’ai saisi l’occasion de pouvoir piloter », explique Jérôme Ruffin, appareil en bandoulière lors de la présentation officielle de l’épreuve, le 20 avril dernier. Le trio vainqueur en S 2.000 l’année dernière va tenter sa chance avec un S 3.000 alors que les pilotes du S 850, notamment notre collaborateur Emmanuel d’Astorg, ont été promus en S 2.000. Trois places se sont donc libérées pour le plus petit des bateaux au sein de la « grosse » écurie normande dirigée par Willy Cannevière.


Le S 850 piloté par Jérôme Ruffin, Thomas Lannot et Philippe Bourrais est l’un des trois bateaux engagés par le Team Marine (photo PN/Jean-Marie Thuillier)


« On est tous les trois montés presque pour la première fois de notre vie dans un bateau », souligne Jérôme Ruffin. Leur « dépucelage » s’est déroulé le samedi de Pâques à la base d’Amfreville. A fond les manettes ! « Ça ressemble au karting, notamment dans virages. C’est très maniable. On a tout de suite des sensations de vitesse. » Au bout d’une séance, voici les novices transformés. Gonflés à bloc. « On ne conduit pas, on pilote. »
« L’ambition viendra au fil des tours »
Place maintenant à l’épreuve de vérité. « C’est comme en voiture, glisse Jérôme Ruffin, ingénieur commercial à terre. On apprend sur un parking mais après il faut bien aller sur la route au milieu de la circulation. » Sur ce fleuve truffé de pièges et d’épaves.
Car les débutants n’ont pas l’intention de tout casser sur leur passage. « On veut aller au bout », résume Jérôme Ruffin, préposé volontaire au départ. « On va faire de notre mieux, en respectant au maximum notre tableau de marche établi par les plus expérimenté de l’équipe. On ne prétend pas aller chercher les équipes de têtes mais au verra bien après les premiers relais s’il n’y a pas de gros problème. L’ambition viendra peut-être au fil des tours… »
EMMANUEL BUNOZ

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