Les 24 Heures motonautiques
de Rouen

LA RONDE INFERNALE

Le monde les regarde

Tonella est perfectionniste


Vainqueur des 24 Heures de Rouen l’an dernier, Claude Tonella ne laisse rien au hasard quand il prépare une course. Confidences.
« A Rouen, ce ne sont pas toujours les pilotes les plus rapides qui gagnent. » Claude Tonella, 53 ans et 14 participations aux 24 Heures de Rouen, prévient les cracks du plateau. Il dit qu’il n’a rien à envier aux pilotes de F1. « Ils n’ont pas l’habitude de tourner la nuit et ne connaissent pas le plan d’eau de Rouen. Ici, il y a plein de pièges. » Vainqueur sortant, Claude Tonella annonce la couleur : « Je veux être champion du monde d’endurance. Le titre, c’est la cerise sur le gâteau. »


Claude Tonella s’est associé cette année à son ami Pablo Galilea pour tenter la passe de trois


Le Rouennais a déjà remporté deux victoires aux 24 Heures, dont une, en 1997, avec son propre bateau. « Je l’avais monté moi-même et je m’étais occupé de tous les réglages. Ce fut une aventure passionnante. » Aujourd’hui, il fait équipe avec son copain Pablo Galilea. « Les années précédentes, on était toujours adversaires. Mais comme est bons amis, on a décidé de monter dans le même bateau. C’est lui qui m’a proposé de rejoindre son team. On va essayer de réussir la passe de trois. »
« Etre rapide sans casser la mécanique »
Cet ancien champion de karting, qui préfère la vitesse à l’endurance, prépare minutieusement ses 24 Heures, comme toutes les autres compétitions auxquelles il participe. Chaque détail compte. La vitesse ? « Il faut savoir ménager son moteur, être rapide sans casser la mécanique. » La longueur des relais ? « Un pilote ne doit pas rester plus d’une heure et demie sur l’eau. Après, il fatigue. Il ne va plus aussi vite. » Le volume d’essence embarqué ? « Lors d’un ravitaillement, on perd un peu plus de trois minutes. Il faut donc en faire le moins possible. J’ai eu la chance de travailler avec Mercury et j’ai beaucoup appris. » D’ailleurs, c’est avec Mercury qu’il a gagné l’an dernier. « Comme ils n’ont pas sorti de nouveau moteur, ils ne sont pas revenus cette année. Ils n’avaient rien à prouver. Et puis, ils se dévaloriseraient s’ils terminaient troisièmes ou quatrièmes. »
Claude Tonella estime que quatre bolides, des S 3.000 évidemment, peuvent s’adjuger l’édition 2001 des 24 Heures : le n° 9 de Jean-Vital Deguisne, le n° 18 de Franck Revert, le n° 5 de François-Xavier Lebleu et celui qu’il pilotera. « Deguisne, c’est l’expérience. Je sais que Franck Revert a effectué de nombreux essais en Belgique. Quant à François-Xavier Lebleu, il peut créer la surprise. »
PHILIPPE LYONNET

Retour une de Paris-Normandie

Les Zooms

Claude Tonella
Philippe Dessertenne
Le team Honda
Peter Morin
Drôles de dames
Les novices

Ce qu'il faut savoir

Le parcours
Les engagés
Les vainqueurs des 24 H
Gros plan sur un bateau
En bref
Les chiffres

Les photos de l'épreuve
Index