Fraîcheur
du littoral garantie

Opération promotion
dans un supermarché : " les clients sont friands
d'informations " assure Jack Boucher
Depuis
trois ans, la Saint-Jacques griffée « Fraîcheur
du littoral de Haute-Normandie » grignote peu à
peu de l'espace chez les poissonniers comme dans les rayons
des grandes surfaces. Une initiative bien dans l'air du temps
qui ne concerne pourtant pas plus de 10 % de la production
régionale.
Secrétaire régional du comité régional
des pêches, Jack Boucher veille sur la filière.
C'est sur le terrain, en vareuse bleue, qu'il assure la promotion
du mollusque préféré des Français
parce que « les consommateurs demandent pour le
poisson et les coquillages comme pour la viande ou la volaille
davantage d'informations, gage de sécurité alimentaire ».
Vendredi et samedi derniers, il était en mission au supermarché
Champion de Malaunay, dans la banlieue rouennaise. Des dizaines
de fois, il a patiemment expliqué aux clients comment
les pêcheurs haut-normands, eux aussi, essayaient de défendre
leur production. Un dialogue rassurant et payant.
Sous haute surveillance
Qu'impose la fameuse D.Q. (Démarche qualité) « fraîcheur
du littoral » ? Pour les pêcheurs, le
respect d'un guide de bonnes pratiques à bord. La coquille
doit être glacée et conditionnée en caisse
sur le bateau. Dans les criées et les halles, seules
méritent le label les Saint-Jacques parfaitement identifiées.
Les mareyeurs s'engagent, de leur côté, à
expédier la marchandise le jour même. Qualité
et fraîcheur sont vérifiées une seconde
fois avant que l'étiquette ne soit apposée sur
les caisses. Quant au poissonnier, ultime maillon de la chaîne,
il doit vendre le produit le jour même. Passé ce
délai, finie la suprême distinction. Le moindre
écart à la réglementation peut se payer
cher.