L'ÉCONOMIE -OCTOBRE 2001-
 

Fraîcheur du littoral garantie


Opération promotion dans un supermarché : " les clients sont friands d'informations " assure Jack Boucher

Depuis trois ans, la Saint-Jacques griffée « Fraîcheur du littoral de Haute-Normandie » grignote peu à peu de l'espace chez les poissonniers comme dans les rayons des grandes surfaces. Une initiative bien dans l'air du temps qui ne concerne pourtant pas plus de 10 % de la production régionale.

Secrétaire régional du comité régional des pêches, Jack Boucher veille sur la filière. C'est sur le terrain, en vareuse bleue, qu'il assure la promotion du mollusque préféré des Français parce que « les consommateurs demandent pour le poisson et les coquillages comme pour la viande ou la volaille davantage d'informations, gage de sécurité alimentaire ». Vendredi et samedi derniers, il était en mission au supermarché Champion de Malaunay, dans la banlieue rouennaise. Des dizaines de fois, il a patiemment expliqué aux clients comment les pêcheurs haut-normands, eux aussi, essayaient de défendre leur production. Un dialogue rassurant et payant.

Sous haute surveillance

Qu'impose la fameuse D.Q. (Démarche qualité) « fraîcheur du littoral » ? Pour les pêcheurs, le respect d'un guide de bonnes pratiques à bord. La coquille doit être glacée et conditionnée en caisse sur le bateau. Dans les criées et les halles, seules méritent le label les Saint-Jacques parfaitement identifiées.

Les mareyeurs s'engagent, de leur côté, à expédier la marchandise le jour même. Qualité et fraîcheur sont vérifiées une seconde fois avant que l'étiquette ne soit apposée sur les caisses. Quant au poissonnier, ultime maillon de la chaîne, il doit vendre le produit le jour même. Passé ce délai, finie la suprême distinction. Le moindre écart à la réglementation peut se payer cher.